OGM contre sécheresse ?

samedi 6 janvier 2007.

Dans un article du 6/01/07, Anne Pélouas correspondante du Monde au Canada, explique la découverte de plante génétiquement modifiée pour lutter contre la pénurie d’eau :

« L’idée a "germé" il y a huit ans dans un laboratoire de l’université de Toronto après qu’un étudiant eut oublié d’arroser les plantes avant un long week-end ! A leur retour, les chercheurs ont constaté qu’une seule plante avait survécu et ont cherché à comprendre ce qui la distinguait des autres. Peter McCourt, professeur de botanique et spécialiste en phytogénétique, a alors découvert qu’en éliminant un gène particulier (appelé ERA1) d’une plante, celle-ci devenait très vulnérable à l’acide abscisique (ABA), une hormone végétale produite en conditions de sécheresse. Les plantes ne possédant pas ce gène détectent ainsi plus tôt les signes d’un manque d’eau et réagissent en fermant les pores minuscules (stomates) qui se trouvent à la surface des feuilles. Le végétal déclenche donc une sorte d’"interrupteur moléculaire" lui permettant de garder son humidité plus longtemps. »

Exploitant cette découverte, la firme Performance Plants indique avoir obtenu des rendements améliorés de 25% dans la culture du colza.

De là à y voir la fin du « cauchemar du manque d’eau qui détruit les cultures à grande échelle », c’est peut-être aller vite en besogne. Néanmoins voilà ici un OGM un peu moins antipathique que ceux qui visent à arroser toujours plus les cultures de pesticides et autres herbicides ou à augmenter la dépendance des paysans à l’égard des semenciers. Mais peut-on réellement, aujourd’hui, faire le tri entre les bons et les mauvais OGM ?

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