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Retour triomphal d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux (source Le Monde, parmi d’autres). En fait, compte tenu de l’abstention importante (certes lors d’une élection partielle, qui suscite toujours moins d’engouement), Alain Juppé a été élu par 25 % des inscrits. Belle et grande victoire !
Ce piètre résultat est le signe d’une démocratie malade et n’augure rien de bon pour les échéances électorales de 2007.
A ce propos, Rénovation-démocratique lançait il y a quelques jours un cri d’alarme : « donnez-nous envie de voter ! ». Yves Barraud, son président, y présente la campagne à venir comme « mal barrée » avec un « casting d’un éternel remake ». « Ils n’inventeront rien qu’on ne connaisse déjà, ils ne feront qu’adapter leurs discours pour nous vendre ce produit de consommation courante qu’est aujourd’hui l’engagement politique. » (source)
De l’extrême droite à l’extrême gauche, l’auteur tire à boulet rouge sur toutes les personnalités politiques : « un goût de déjà vu, de déjà entendu… de déjà subi » [1]
« Qui est porteur de rénovation démocratique, de grands projets d’aide au développement des pays du Sud, de réduction du budget de la Défense, d’une plus juste répartition des richesses en France et dans le monde, d’un développement vraiment durable, de la sauvegarde de l’environnement… ? »
Oui, c’est effectivement la bonne question. « Faites-nous rêver », faute de quoi, on risque de s’endormir un peu plus profondément.
[1] Nous constatons - avec satisfaction - que la seule personnalité à ne pas être écharpée dans ce « coup de gueule » est la candidate des Verts à l’élection présidentielle ; faut-il y déceler une sympathie de Rénovation-démocratique ? … ou la candidature Verte est-elle à ce point jugée anecdotique ?