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Les campeurs de la République, 70 ans de vacances utopiques est un livre de Martine Lefeuvre-Déotte [1] évoqué dans un article de Ouest-France du 19/07/06.
Fondé dans la foulée du Front Populaire le Groupement des Campeurs Universitaires (GCU) a été un regroupement de militants du milieu enseignants qui se sont associés pour acquérir des terrains sur lesquels ils ont installé, en auto-gestion des campings.
« Dans les années 1960, on donnait 10 000 francs et on avait la gratuité des séjours sur tous les terrains pendant vingt ans, » explique par exemple un ancien.
Avec 100 terrains et 50 000 adhérents, le GCU est la plus importante association de campeurs en Europe. Des campeurs qui, contre la grande vague de l’individualisme, continuent de mettre en action les valeurs des fondateurs, celles des hussards de la République, le bénévolat, le mutualisme, la solidarité.
Au camping GCU d’Agon-Coutainville, raconte Jean-Jacques Lerosier de Ouest-France, pas de gardien ni de femme de ménage. « Ici, l’autogestion reste d’actualité, » explique Colette, la trésorière du camping cette semaine, élue jeudi dernier lors de l’assemblée hebdomadaire. « Chaque campeur donne du temps, en moyenne une journée pour un séjour. On est tous un peu responsables. » Non loin, de « service de jour », un petit groupe de quatre campeurs nettoie les trois blocs sanitaires, s’occupe des poubelles, distribue le courrier.
« Les adhérents du GCU, résume Martine Lefeuvre-Déotte, ont encore le sens du bien commun. Ils sont heureux de mettre la main à la pâte alors qu’ils se sentent de plus en plus dépossédés de pas mal de choses dans leur vie de tous les jours. »
[1] Les campeurs de la République, 268 pages, 21€, éditions Bourin.