Adieu ma petite maman

dimanche 21 octobre 2007.

La commémoration de l’exécution de Guy Môquet et de ses camarades fusillés le 22 octobre 1941 près de Chateaubriant, fait débat.

Si Henri Guaino, principal conseiller du président de la République, juge « incompréhensible » (dans Libération) le refus annoncé de certains enseignants d’accepter de lire la lettre de Guy Môquet à ses parents, d’autres soutiennent le refus de ce qu’ils considèrent comme une instrumentalisation et un « effacement de l’histoire ».

C’est en particulier le cas du « comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire » qui a publié sur son site une forte analyse qui dénonce un travestissement du passé : « Guy Môquet semble se résumer à sa mort, aux adieux à sa famille et à ses amis qui ponctuent sa dernière lettre. La Résistance est réduite à la seule perspective du sacrifice. Ainsi la spécificité du combat de Guy Môquet est-elle éludée : le caractère communiste de son engagement, la singularité de son courage au moment où le Parti Communiste, interdit par la République dès 1939, ne résistait pas encore officiellement, sont escamotés. De même, son arrestation par la police française, l’intervention des autorités de Vichy qui désignent spécifiquement parmi les otages une liste de militants communistes à fusiller sont passées sous silence. Toutes les singularités et les complexités de la Résistance disparaissent derrière l’écran blanc d’une dernière lettre sortie de son contexte. »

D’autres, enfin, expriment leur malaise par rapport à la contradiction qu’ils voient entre cette commémoration du passé et la pratique présente. C’est le cas de Marc Havet qui a intitulé sa toute dernière chanson "Adieu ma petite maman" (.mp3)

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