Electrons libres

jeudi 19 avril 2007.par Philippe Ladame
 
L’esprit du "libre" est bien vivant, tant par l’activité des développeurs que par les prises de position de certains politiques.

Deux sorties de logiciels qui témoignent que la dynamique du libre ne se dément pas.

Thunderbird, logiciel de messagerie, sort en version 2, pour Windows, Mac OS ou Linux, au choix.

On y trouve de nouvelles fonctions d’étiquetage, de recherche rapide dans la boîte de réception ainsi qu’un panneau avancé d’affichage des dossiers.

Toutefois, et malgré le saut de numéro de version (on passe de 1.5 à 2.0), il n’y a guère de changement radical dans Thunderbird et ses habitués n’en seront pas déroutés.

La deuxième sortie concerne Ubuntu, une distribution Linux qui allie stabilité et convivialité, qui est maintenant disponible en 7.04.

Avec son module « NetworkManager » Ubuntu devrait gagner en facilité sur le plan de la configuration réseau et les efforts ont été poursuivi pour améliorer encore les capacités de reconnaissance et de configuration des matériel (notamment grâce au paquet « ubuntu-restricted-extra » qui offre le support du Flash, de Java et autres codecs).


L’autre nouvelle qui a à voir avec le "libre", c’est la prise de conscience qui s’étend, progressivement, en ce qui concerne l’usage des machines à voter, dont certains se méfient, entre autres, parce qu’elles utilisent du code qui n’est pas "libre", c’est à dire public et, donc, controlable.

Les Verts, qui portent cette préoccupation depuis plusieurs mois (et même plusieurs années, pour certains précurseurs) ont publié ce 19/04/06 un communiqué dans lequel ils demandent l’interdiction des machines à voter pour l’élection présidentielle. et annoncent leur soutien aux plaintes en référé liberté posées dans de nombreuses villes.

Ils estiment, en effet, que « en cas de score très serré entre 2 candidats, nous risquons de vivre une crise démocratique comparable à celle de l’élection de Georges Bush Jr contre Al Gore, sans possibilité de recomptage ! »

Mettant en cause le fait que « les ordinateurs de vote qui n’apportent aucune garantie de fiabilité et ne permettent pas de recomptage fiable, » ils « demandent :
- que les machines fournissent une trace papier du vote, condition indispensable à un recomptage, et que le votant puisse, à travers ce papier, contrôler que la machine a correctement enregistré son vote.
- que le socle technique de la machine et du logiciel soit en logiciel libre ou a minima des logiciels ouverts à tous et non des codes secrets et propriétaires. »

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