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Le journal Sud Ouest commente le rassemblement, le 10/03/07 à Lescar, près de Pau, de quelque 500 personnes demandant un moratoire OGM et la présence, parmi elles, de Bernard Saubot, directeur du développement apicole de l’entreprise Lune de Miel, qui a produit et revendu l’année dernière 13 500 tonnes de miel pour un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros, et qui emploie 150 personnes.
Les apiculteurs sont, en effet, tout particulièrement sensibilisés aux problèmes de contamination que peuvent subir les abeilles, mais aussi dont elles peuvent être vecteur. « En juillet, explique Bernard Saubot, les ressources diminuent notamment en piémont autour de Pau. Elles vont donc massivement vers le maïs en fleur. Notre laboratoire d’analyse étudie régulièrement le spectre pollinique et trouve tous les étés du pollen de maïs. »
« Les abeilles peuvent être accusées, légitimement, par les agriculteurs des labels de qualité, d’être porteuses d’OGM, » ajoute le directeur de Lune de Miel qui explique que les grandes surfaces commencent à exiger une certification non-OGM pour le miel.
« On nous demande à nous d’apporter la preuve alors que nous ne sommes pas responsables, » s’indigne Bernard Saubot.
Les apiculteurs s’associent donc à la demande de moratoire. Ils demandent en tout cas, aux préfets de respecter un rayon de trois kilomètres entre les rûchers et les parcelles OGM.
Enfin, ils estiment que le maïs Bt, plante insecticide, « devrait être homologuée comme un insecticide industriel, c’est-à-dire passer de nombreux tests. Ces tests doivent prouver la non-toxicité du produit pour les autres insectes et notamment l’abeille qui pèse 1/10e de grammes. »