![]() |
Le monde de la pêche se lève tôt, Dominique Voynet également. Dès 5 heures ce matin, elle visitait le port de pêche de Lorient-Kéroman.

Visite de la criée pour assister à la vente des bateaux côtiers, (allotissement, pesée, enchères, …), visite des installations portuaires, vente en salle des bateaux hauturiers, visite d’une entreprise de mareyage ; autant d’occasions de rencontres et d’échanges avec les professionnels du port de pêche, depuis les responsables des installations jusqu’aux salarié(e)s qui lèvent les filets. Infatigable, Dominique Voynet, tout sourire, a pu poser de nombreuses questions et avoir des discussions de fond avec les uns et les autres, montrant que son intérêt allait vers le terrain et les gens, tout simplement.

Alors que l’aube pointait le bout de son nez, cette visite était suivie d’un petit déjeuner – débat avec des représentants des différents métiers de la mer, dont les pêcheurs. "Cette discussion n’aurait pas pu avoir lieu il y a vingt ans" a précisé D. Voynet. "Chacun aurait campé dans son rôle : des pêcheurs défendant leur métier et des écologistes jouant leur rôle critique".
Le débat a, bien sûr, porté sur la ressource halieutique, sur les marchés de la pêche, sur la réglementation européenne, sur les développements des techniques, sur l’aquaculture, … mais également sur l’état des flottilles, sur les conditions d’installations pour un patron pêcheur, sur les perspectives de formation et d’évolution au sein de la filière, …De cet échange, très riche aux dires de l’ensemble des participants, il ressort que l’avenir de la filière réside sans doute dans une meilleure visibilité concernant les quotas, qui pourraient être fixés sur plusieurs années et non plus annuellement, ainsi que sur le renfort d’une "co-expertise" entre pouvoirs publics et pêcheurs, en vue d’une gestion durable et rationnelle de la ressource. Le "monopole" d’Ifremer en matière d’expertise a été pointé du doigt, ainsi que mentionnée la particularité du port de pêche de Lorient, qui fait actuellement figure de laboratoire pour les évolutions à venir.

La candidate des Verts à la présidentielle a également souligné que "actuellement, sept ministères assurent la gestion de la mer et du littoral. Cela pose de grosses difficultés dans les affaires quotidiennes et c’est pire quand il y a une crise". Elle s’est prononcée pour la création d’"un véritable ministère de la Mer".
Un début de matinée bien rempli pour Dominique Voynet qui sera cet après-midi au Salon de l’agriculture. Gageons qu’elle ne se sera pas, d’ici-là, départie de son sourire et qu’elle donnera la pleine mesure de sa nature : infatigable.