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L’UFC-Que Choisir entendait d’une part obtenir l’abandon des DRM qui limite l’utilisation du baladeur Sony aux seuls fichiers téléchargés sur le site connect-europe.com, d’autre part obtenir l’affichage explicite sur les emballages et sur le site en question de cette limitation d’usage imposée aux utilisateurs.
Si les trois juges n’ont pas ordonné l’abandon des DRM, en revanche ils ont bien estimé qu’il y avait insuffisance d’information dans un contexte de vente liée.
Parmi les éléments de la condamnation, on notera que le tribunal a ordonné la publication, sur le site internet de Sony, du communiqué judiciaire suivant :
« Par décision du 15 décembre 2006, le tribunal de Grande Instance de Nanterre a jugé à la requête de l’UFC Que Choisir, que la société Sony France a commis le délit de tromperie sur les qualités substantielles et l’aptitude à l’emploi des baladeurs numériques de marque Sony en n’informant pas explicitement les consommateurs de ce que les baladeurs NW HD1 ne permettaient l’écoute des oeuvres musicales téléchargées depuis le site légal Connect - http://www.connect-europe.com - que sur le baladeur numérique Sony. En conséquence, le Tribunal a enjoint à la société Sony France de faire figurer sur les emballages des baladeurs numériques de la gamme Net WM qu’elle commercialise et sur son site internet une mention informative alertant le consommateur sur cette restriction d’usage. » [1]
Les juges de Nanterre ont donc établi les infractions de « tromperie » et de « subordination de vente ». En revanche, ils ne se sont pas estimés fondés à interdire l’usage des mesures techniques de protection précisant que « rien n’interdit de commercialiser un produit ou une prestation de service à condition que le consommateur acheteur en soit clairement et loyalement prévenu ».
[1] A ce jour, ce communiqué judiciaire, qui devait être affiché sur le site pendant trois mois sous astreinte de 1.000 euros par jour, demeure introuvable sur le site de Sony.