Avec Vista, Microsoft appauvrit les ordinateurs et les ferme aux réseaux

vendredi 29 décembre 2006.par Yves Caron
 
Avec son nouveau système d’exploitation, Microsoft se permet d’aller à rebours de fortes évolutions touchant au numérique et aux flux d’informations : les logiciels libres, donc l’interopérabilité, et le libre accès.

Pauvre Microsoft : avoir retardé à plusieurs reprises le lancement de son nouveau système d’exploitation, pour le faire apparaitre au moment même où l’interoprabilité des logiciels libres a le vent nettement en poupe, y compris dans les administrations, et quand le libre accès et les archives ouvertes gagnent fermement les publications universitaires et scientifiques !

Alors, avec Vista... Ce sera super super fun pour monter vos vidéos, extra facile pour communiquer avec vos amis, en 3D pour participer à fond au web 2.0... Pourvu que vous utilisiez les logiciels qui plaisent à Microsoft et selon l’usage qui en a été décidé !

Nous connaissions déjà les DRM, qui font que si par hasard vous achetez de la musique en ligne chez tel fournisseur, cette musique ne sera audible que selon l’usage que le fournisseur aura décidé à votre place (il peut être hors de question que vous copiez ce morceau acheté pour l’écouter sur le lecteur de votre voiture). Avec Vista, c’est ce qui arrive pour tous les usages : votre ordinateur est géré selon les intérêts de Microsoft et de ses associés. La visée est que chacune de vos opérations soit contrôlée et validée par l’achat de licences ou de droits. Vous ne pourrez recevoir et diffuser de l’information que selon ces modalités.

C’est tellement restrictif et archaïque par rapport aux logiciels libres, qui soutiennent la libre circulation de l’information, que la Free software Foundation vient de lancer une campagne de dénonciation, avec un blog (en anglais : badvista). L’argumentaire est centré sur la notion d’"informatique de confiance", telle que développée par les grands groupes mercantiles et qui n’est qu’une tentative de contrôle de vos usages, mais il est aussi économique et matériel : avec des distributions basées sur Linux, il n’est pas nécessaire d’acheter des ordinateurs surpuissants, au contraire de ce que nécessite Vista.

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