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Comme l’explique Libération du 2/12/06 « les deux colégislateurs de l’UE le Parlement européen et le Conseil des ministres (représentant les Etats membres) ont annoncé vendredi avoir trouvé, in extremis, un accord global sur le projet de réglementation des substances chimiques, dit Reach (Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals.) »
Le compromis négocié entre les principaux groupes politiques du Parlement et les 25 a considérablement adouci le texte adopté en première lecture par le parlement.
Voici ce qu’en dit Le Figaro du 2/12/06 : « Jusqu’à hier matin, la principale pierre d’achoppement résidait dans les modalités d’autorisation et d’enregistrement de quelque 3 000 substances, classées parmi les plus « préoccupantes ». Ce sont par exemple des produits difficilement biodégradables, comme les composés perfluorés présents dans des vêtements imperméabilisants ou encore le bisphénol A, une molécule oestrogène reconvertie dans la fabrication de plastiques de biberons. [1] Le compromis prévoit que ces substances puissent être remplacées par des produits de substitution écologiques, à condition que ces derniers existent et que l’opération ne pénalise pas les industriels. »
On comprend que de telles concessions soient jugées inacceptables par les élus Verts du parlement européen. « C’est un scandale et les citoyens de l’Union européenne ont été une fois de plus dupés, car ils auront attendu presque 20 ans pour que perdurent des règles qui continuent à permettre l’utilisation de substances chimiques dangereuses dans des produits d’utilisation quotidienne, alors que des alternatives plus sûres existent, » s’est, par exemple, indigné l’eurodéputée verte Marie Anne Isler Béguin dans un communiqué du 1/12/06.
[1] Selon une étude de l’université de Boston (2005), le bisphénol A favoriserait l’apparition de cancers du sein.