![]() |
« Offrir des jouets qui n’ont pas été fabriqués par des enfants surexploités. Acheter des meubles en bois qui n’entraînent pas la disparition des forêts tropicales. Se chauffer sans aggraver l’effet de serre... Privilégier un produit plutôt qu’un tel autre peut impulser des changements dans les pratiques sociales et environnementales des entreprises. Mais si un début de changement est perceptible dans les pratiques de quelques entreprises, la communication dans ce domaine tient encore trop souvent lieu d’action. Comment distinguer alors les produits réellement éthiques, équitables ou écologiques de ceux qui en portent juste le déguisement ? » s’interroge l’équipe d’Alternatives Economiques qui a réalisé un hors-série pratique n° 26 sur « La consommation citoyenne ».
Il s’agit de la deuxième édition de ce guide critique dont les auteurs soulignent que « par rapport à la première édition de notre guide en 2003, l’essor du nombre de points de vente spécialisés semble remarquable : le nombre de magasins Biocoop, par exemple, a augmenté de 20 % et les boutiques équitables, encore rares il y a trois ans, se sont multipliées. »
Mais les auteurs n’ignorent pas que « même si de plus en plus de monde se dit prêt dans les sondages à acheter des produits qui garantissent de meilleures conditions sociales et environnementales de production, la consommation citoyenne reste un marché de niche. »
Aussi trouvera-t-on dans ce guide, à côté des adresses diverses et des recommandations positives ou négatives, des articles de réflexion et des invitations à l’action. En effet, selon les auteurs, « quel que soit son développement futur, la consommation citoyenne ne peut se substituer à la mise en place d’un cadre juridique adéquat au plan national et international pour rendre le monde plus juste. Si les citoyens doivent se souvenir qu’ils sont aussi consommateurs, les consommateurs citoyens ne doivent pas oublier qu’ils sont avant tout citoyens. »