Le délégué FO Veolia licencié

mardi 9 novembre 2004.par Philippe Ladame
 
Contre l’avis de l’inspection du travail, le ministère du Travail accorde à l’entreprise l’autorisation de licencier le délégué syndical.

Christophe Mongermont, délégué Force Ouvrière, est en conflit depuis longtemps avec les patrons de l’aqua-business.

Un des rares critiques de la "gestion Messier" à l’époque où Vivendi était perçue comme une success story miraculeuse, il se bat depuis des années pour une gestion de l’eau moins opaque [1].

Vivendi a été renommée Veolia Environnement, mais Christophe Mongermont dérange toujours autant.
Comme l’expliquait Libération en mars dernier, il s’est battu contre la réorganisation du groupe en une seule unité économique et sociale (UES) par le nouveau patron, Henri Proglio. Cette "simplification des structures" a en effet eu pour conséquence de faire passer le nombre de comités d’entreprise de 48 à 14, et de faire baisser d’autant le nombre de représentants syndicaux.

Le délégué FO a continué de prendre ses heures de délégation suivant les critères anciens. Veolia a répondu par un licenciement pour "absences injustifiées", mais l’inspection du travail a refusé d’avaliser ce licenciement. Veolia en a donc appelé aux politiques et a obtenu de Gérard Larcher, le ministre du Travail, qu’il annule la décision de l’inspection.

D’après Libération du 5/11/04 « Proglio, un proche de Chirac que la résistance de Mongermont énervait au plus haut point, doit être satisfait. Selon le délégué FO, dès la décision connue, la direction a changé pendant la nuit la serrure de son bureau à Rennes pour qu’il n’y ait plus accès. La bataille n’est cependant pas terminée. Mongermont va maintenant faire appel de la décision du ministère devant le tribunal administratif. »

[1] Lire cet article de h2o.net qui évoque ce combat de David contre Goliath.

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