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Christophe Mongermont, délégué Force Ouvrière, est en conflit depuis longtemps avec les patrons de l’aqua-business.
Un des rares critiques de la "gestion Messier" à l’époque où Vivendi était perçue comme une success story miraculeuse, il se bat depuis des années pour une gestion de l’eau moins opaque [1].
Vivendi a été renommée Veolia Environnement, mais Christophe Mongermont dérange toujours autant.
Comme l’expliquait Libération en mars dernier, il s’est battu contre la réorganisation du groupe en une seule unité économique et sociale (UES) par le nouveau patron, Henri Proglio. Cette "simplification des structures" a en effet eu pour conséquence de faire passer le nombre de comités d’entreprise de 48 à 14, et de faire baisser d’autant le nombre de représentants syndicaux.
Le délégué FO a continué de prendre ses heures de délégation suivant les critères anciens. Veolia a répondu par un licenciement pour "absences injustifiées", mais l’inspection du travail a refusé d’avaliser ce licenciement. Veolia en a donc appelé aux politiques et a obtenu de Gérard Larcher, le ministre du Travail, qu’il annule la décision de l’inspection.
D’après Libération du 5/11/04 « Proglio, un proche de Chirac que la résistance de Mongermont énervait au plus haut point, doit être satisfait. Selon le délégué FO, dès la décision connue, la direction a changé pendant la nuit la serrure de son bureau à Rennes pour qu’il n’y ait plus accès. La bataille n’est cependant pas terminée. Mongermont va maintenant faire appel de la décision du ministère devant le tribunal administratif. »
[1] Lire cet article de h2o.net qui évoque ce combat de David contre Goliath.
Pour être femme, pour avoir combattu sans relâche pour l’amélioration des conditions de travail, des salaires, pour avoir exiger la transparence des comptes du CE, Evelyne GAILLET, secrétaire générale du Collectif Général des Travailleurs de l’Energie de DALKIA Nord,(le CGT-E, syndicat indépendant de l’employeur), a été licenciée à 53 ans et en plein mois d’août, après 24 ans de bons et loyaux service, avec la complicité des organisations syndicales totalement inféodées à la Direction , qui se partagent le budget fonctionnement à d’autres utilisations que celles prévues par la loi en contrepartie de la paix sociale)
Ce licenciement intervient après 3 années de harcèlement, brimades, insultes, sanctions financières, mise à pied, et pour finir, mise à mort sociale par la rupture de son contrat de travail.
Une action devant les tribunaux de Prud’hommes pour annulation du licenciement et demande de réintégration à son poste de travail est menée.
Manifestez votre soutien à Evelyne GAILLET sur le site www.cgtedalkia.com. Signez la pétition sur le blog du CGT-E
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