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Quelques jours après l’installation du Conseil National du Littoral (voir notre article), le ministère de l’écologie fête le vingtième anniversaire de la "loi littoral" en publiant les résultats d’un sondage CSA portant sur la perception que les français ont de cette loi et, plus globalement, de l’état du littoral.
« Le littoral demeure l’atout principal du pays aux yeux des Français et, si son état est jugé satisfaisant, une impression de "peut mieux faire" ressort des opinions recueillies : mieux faire par rapport à d’autres espaces que l’on trouve en meilleur état, mieux faire par rapport à il y a 20 ans, » peut-on lire en amorce de la conclusion de l’étude conduite par téléphone les 13 et 14 juin 2006.
A dire vrai la conclusion ne surprend gère. De même n’étonnent guère les variations sociologiques relevées quant à la connaissance de la loi littoral [1].
Plus intéressantes sont les indications concernant la manière dont les français pensent que le littoral peut être défendu et préservé.
Comme le détaille le document ci-contre, une majorité de français disent penser que la loi littoral a permis à préserver les sites remarquables du bétonnage, même s’ils regrettent qu’elle n’ait pas permis une encore meilleurs protection des côtes en général.
Interrogés sur le devenir de la loi, 48% souhaitent son renforcement, 45% son maintien en l’état et seulement 4% se prononcent pour un assouplissement.
Pour les mille français interrogés le recours à la loi est bien une nécessité incontournable. Pourtant, insuffisante en elle-même, ou manquant de souplesse pour être bien aplliquée, ils ne sont que 26% à la citer en réponse à la question « A qui / quoi faites-vous le plus confiance pour protéger le littoral et préserver les côtes en France ? ». La majorité des sondés (61%) répondant à cette question citent d’abord les « associations de protection de l’environnement. »
[1] Les hommes (61%) la connaissent davantage que les femmes (50%), les "seniors" (62% des 50 ans et plus) plus que les jeunes (35% des moins de 30 ans), les catégories supérieures (81%) davantage que les catégories populaires (48%) et les actifs (61%) plus que les inactifs (49%).