Déchets nucléaires Finlandais

samedi 29 avril 2006.par Philippe Ladame
 
La Finlande projette d’enfouir ses déchets nucléaires, pour les siècles des siècles.

Dans un article du 27/04/06, BBC News détaille le projet de la Finlande d’enfouissement des déchets nucléaires.

Pour se débarasser de ces déchets, qui resteront radio-actifs pendant quelque 100.000 années, le projet est de les stocker par 500 mètres de fond, dans une région forestière de la côte ouest du pays.

Le tunnel Onkalo s’étirera en spirale sur 5 km pour descendre à 500 mètres de profondeur. Dans la roche, seront déposés les bâtonnets radioactifs, gainés dans des tubes de cuivre de 5 cm d’épaisseur. L’ensemble sera noyé dans l’argile, pour amortir les éventuels mouvements de la roche et minimiser les risques d’infiltration d’eau.

Les déchets seront ainsi enfouis progressivement jusqu’en 2100, date à laquelle l’ensemble du tunnel sera comblé et condamné. « Un voile de granite recouvrira alors la première époque du nucléaire civil, » commente BBC News.

D’après les estimations actuelles, l’ensemble de l’opération devrait coûter environ 3 milliards d’euros. La Finlande, qui a commencé l’exploitation de l’énergie nucléaire vers la fin des années 70, a, dès le début, mis en place un système de financement en vue du stockage final. Le pays dispose, à ce titre, de 1.4 milliard d’euros au jour d’aujourd’hui.

Le projet n’est pas sans provoquer des critiques, particulièrement de la part de Greenpeace Finlande qui critique notamment le fait que le site ait été choisi non pas en fonction de sa qualité géologique, mais parce que la municipalité d’Eurajoki a été la première à dire « d’accord, on prend. »

Mais, pour les responsables du projet c’est la bonne solution : « Les déchets nucléaires ne disparaissent pas. Et si on les garde en surface, on ne fait que repousser le problème à la génération suivante. Il est beaucoup plus responsable de développer maintenant des solutions pour s’en occuper. »

C’est aussi vers la solution de l’enfouissement que s’orientent les responsables du Royaume-Uni, pour un coût estimé de 14 milliards d’euros. Des responsables qui regrettent peut-être, note BBC News, que leurs prédecesseurs n’aient pas mis en oeuvre le modèle de financement finlandais.

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