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Dans une communication (.pdf de 77 Ko) la Commission Européenne définit la responsabilité sociale des entreprises (RSE) comme « un concept qui désigne l’intégration volontaire, par les entreprises, de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes ».
Dans un communiqué du 29/03/06 Les Amis de la Terre voit dans la démarche adoptée et dans son aboutissement un « recul consternant ».
L’association regrette notamment le fait que toute obligation d’information des citoyens par les entreprises sur leurs impacts sociaux et environnementaux soit écartée par la Commision qui invoque le fait qu’une « approche imposant [aux entreprises] de nouvelles obligations et formalités administratives risquerait d’être contre-productive (...) ».
Les Amis de la Terre Europe précisent qu’aucune des propositions faites par les ONG et les représentants syndicaux n’ont été retenues dans la nouvelle communication.
Jean-Philippe Teboul des Amis de la Terre France estime : « Cette décision va renforcer chez les citoyens le sentiment de démission des instances européennes. Elle appuie l’idée qu’à l’heure où les entreprises multinationales affichent des profits record, peu importe si elles n’assument pas leurs responsabilités environnementales et sociales. Alors que plus de 60% des citoyens veulent des approches plus strictes d’accès à l’information et de contrôle des multinationales, la Commission se décrédibilise et affaiblit l’image de l’Union européenne. »
Les Amis de la Terre France demandent l’élaboration de réglementations européennes et internationales permettant de garantir que les multinationales respectent les obligations sociales et environnementales qui leur incombent.