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Selon l’Express, après deux années consécutives de baisse, le taux de chômage mondial s’est maintenu en 2005 à 6,3%, malgré une croissance économique mondiale de 4,3%.
Selon le journal, la plus forte hausse du chômage s’est produite en Amérique latine et dans les Caraïbes, avec un taux de chômage de 7,7%. Dans les pays de l’ex-bloc soviétique (hors UE) le chômage a atteint le taux de 9,7%. Dans les économies développées et l’Union européenne (UE), les taux de chômage ont en revanche baissé de 7,1% en 2004 à 6,7% en 2005. En Asie de l’Est, le taux n’a pas varié, restant à 3,8%, soit le plus bas niveau du monde. A 13,2%, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord reste la région ayant le plus fort taux de chômage dans le monde, devant l’Afrique subsaharienne (9,7%).
La moitié des chômeurs dans le monde sont des jeunes de 15 à 24 ans, catégorie qui connaît, en moyenne, un taux de chômage deux fois plus élevé que celui que subissent leurs aînés. La France connaît ce même phénomène (voir notre article du 30/12/05).
C’est, à ses dires, pour résoudre ce problème que le gouvernement de Dominique de Villepin entend mettre en oeuvre une législation spécifique pour les jeunes, procurant flexibilité et exonérations aux entreprises, par le biais du Contrat Première Embauche (voir notre article).
Ce nouveau statut, que le premier ministre qualifie de « contrat anti-précarité » (source), suscite de vives critiques de la part des partis, syndicats et mouvements de jeunesse.
Dans un communiqué du 24/01/06, plusieurs d’entre eux ont annoncé des « actions de sensibilisation » auprès des salariés, des étudiants et des lycéens, « dès aujourd’hui et notamment, le 31 janvier, début de l’examen en première lecture du projet de CPE par l’Assemblée Nationale. » Ils ont, en outre, prévu de faire du 7 février une journée de manifestations sur le mot d’ordre de retrait du CPE.
Le mouvement d’écologie universitaire Fac Verte, qui fait partie du collectif, dénonce en ces termes le projet gouvernemental : « Au mépris de toute concertation, le gouvernement va essayer de faire passer en force ce dispositif dans le cadre d’une procédure d’urgence parlementaire. Cette fébrilité est l’aveu de sa mauvaise conscience, c’est aussi la preuve qu’il craint une mobilisation de la jeunesse. Puisque le CPE semble être paré de toutes les vertus, pourquoi ne prend t-il pas le temps de l’expliquer dans les lycées, dans les universités, dans les ANPE et dans les entreprises ? Plutôt que de lutter contre l’utilisation abusive des stages par certaines entreprises sans scrupules, le gouvernement préfère lutter contre la stabilité du CDI. On ne peut pas réduire les fractures de la société en aggravant ses blessures. On ne peut pas lutter contre la crise qui frappe la jeunesse en l’enfonçant davantage dans la précarité. »