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Alors qu’au début de l’année 1968 l’armée nord-vietnamienne déclenchait l’offensive du Tet, les services de renseignements américains avaient acquis la conviction que le 48ème bataillon du Front de Libération Nationale s’était réfugié dans le village de My Laï.
Ordre fut donné, et exécuté avec zèle par le lieutenant William Calley, de "nettoyer" le village. Dans la journée du 16 mars 1968, des centaines de personnes furent assassinées, essentiellement des personnes âgées, des femmes et des enfants. Certains furent torturés et violés (source).
Hugh Thompson, pilote d’un hélicoptère de reconnaissance, survolant la zone, atterrit et s’interposa, braquant sa mitrailleuse sur ses compatriotes. Il procéda à l’évacuation de plusieurs blessés et fit rapport à ses supérieurs, qui finirent par imposer le cesser le feu.
« Ce ne fut qu’en septembre 1969, à la suite des multiples démarches d’un soldat américain, Ronald Ridenbourg, que des charges furent retenues contre Calley. Mais les faits ne devinrent publics qu’en novembre, quand le journaliste américain Seymour Hersh publia les premiers témoignages sur ce crime. Jugé seul en 1970, le lieutenant Calley fut condamné seul, malgré ses affirmations qu’il avait reçu des ordres de son capitaine de tuer tous les habitants. Il fut condamné à la prison à vie, mais libéré en 1974. Il est retourné à la vie civile. » (source).
Trente ans plus tard, en 1998, Hugh Thompson, longtemps mis à l’écart et objet de menaces de mort, reçut enfin, avec ses collègues Lawrence Colburn et Glenn Andreotta, la Médaille du Soldat, en reconnaissance de sa bravoure.