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Le Monde évoque la publication, le jeudi 10 novembre, de la dernière édition de France, Portrait social par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
Du fait de la conjugaison d’une certaine reprise économique, d’augmentations du SMIC et de la revalorisation de certaines prestations sociales, l’Insee estime que l’année 2004 a vu un gain moyen de pouvoir d’achat évalué à 1,4 % (hors inflation).
Si les inégalités de revenus restent stables depuis 1998, l’Insee estime qu’elles ont été partiellement compensées. Ainsi Le Monde explique que « Le revenu brut moyen des 20 % des ménages les plus aisés reste supérieur de 7,4 fois à celui des 20 % des plus modestes. Mais l’écart se réduit à 3,8 après l’intégration des charges fiscales (impôts directs, CDG, CRDS...) supportés par les uns et des différentes allocations et des aides publiques versées aux autres. »
Cette compensation est obtenue, pour près de la moitié, par le fait que 58% des ménages ne paient pas d’impôt sur le revenu. Les prestations sociales et familiales constituent l’autre facteur de compensation. Grâce à elles, « le revenu annuel brut des moins favorisées passe ainsi de 5 930 euros par personne à 8 860 euros. »
Selon l’Insee, l’écart de capacité d’épargne a, en revanche, augmenté, puisque celle des moins favorisés est passée de 10 % en 1995 à moins de 5 %, alors que les familles les plus favorisées ont accru leurs possibilités de 30 % à 35 % en moyenne.
La moitié de la population française bénéficie de revenus inférieurs à 1 254 euros mensuels par personne. Un peu plus de 7 millions subsistent avec, au mieux, 752 euros par mois, c’est à dire 60 % du niveau de vie moyen, ce qui est l’une des définitions du seuil de pauvreté.