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Selon BBC News, les Nations Unies ont lancé un appel urgent pour parer une crise alimentaire dans le sud de l’Afrique où 10 millions de personnes dans six pays - Zambie, Zimbabwe, Malawi, Mozambique, Lesotho et Swaziland - sont en danger immédiat.
La pauvreté chronique, les ravages du sida et la sécheresse expliquent largement le déficit de réserves alimentaires.
Dans un autre article, BBC News insiste sur le cas du Zimbabwe. Dans ce pays, où 75% de la population vit sous le seuil de pauvreté et où l’inflation dépasse 300%, la situation semble aggravée par les effets d’une redistribution de terres mal menée.
« La plus grande part des meilleures terres agricoles du Zimbabwe était précédemment possédée par des blancs, mais au cours des cinq dernières années 4.000 fermiers blancs, sur 4.500, ont vu leurs terres confisquées et redistribuées à des noirs. » Mais si certains de ces derniers ont pu tirer parti de ces terres, beaucoup d’autres « n’avaient pas la moindre idée de ce qu’est l’agriculture d’où une production agricole en déclin » selon Sylvester Nguni, un des responsables du ministère de l’agriculture.
Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies, met en cause le refus constant de Robert Mugabe d’accepter l’aide internationale. Mais le président du Zimbabwe accuse les pays occidentaux, et, au premier chef, la Grande Bretagne, ancien colonisateur, de saboter l’économie du pays en s’opposant à sa réforme agricole.