Services publics : une enquête

jeudi 15 septembre 2005.par Philippe Ladame
 
La DATAR a publié une enquête sur la perception des services publics par les habitants des communes rurales.

La DATAR [1] a fait réaliser, par l’institut CSA, une enquête, réalisée par téléphone entre le 26 et le 29 août 2005, auprès d’un échantillon représentatif de 805 personnes âgées de 18 ans et plus, vivant dans l’espace à dominante rurale et dans les communes de moins de 2000 habitants.

Le volumineux document qui en résulte (.pdf de 1.5 Mo) livre une série de tableaux très détaillés qui intéresseront les spécialistes des différents services publics (ou d’intérêt général).

La DATAR en publie une synthèse (.pdf de 82 Ko) qui fait ressortir les points suivants :

- La Poste est le premier service public spontanément cité (47% de citations), loin devant les autres. C’est d’ailleurs le service public avec lequel les habitants du monde rural ont les contacts les plus fréquents (au moins une fois par mois pour 75% des sondés, dont 33% au moins une fois par semaine).

- L’Education Nationale est également beaucoup citée (23%). Le souhait d’avoir une école au sein de sa commune est très largement majoritaire, 82%, et partagé par l’ensemble des catégories (parents ou non et toutes catégories de communes rurales confondues).

- Les besoins recouvrent aussi d’autres services comme un point d’accès aux transports collectifs, à un médecin ou encore à une crèche ou une halte-garderie. La demande à l’égard des commerces alimentaires et de proximité est également très forte (66% les citent parmi les services souhaités au sein de sa commune).

- La proximité des services publics et d’intérêt général n’est pas aujourd’hui le principal critère de jugement des habitants du monde rural à l’égard des services publics (27% de citations) qui privilégient la qualité de l’accueil (47%), la compétence du personnel (41%) et la rapidité de réponse à leurs demandes (29%).

- Les ruraux privilégient le fait d’avoir des bureaux et guichets plus éloignés, mais avec une meilleure qualité de service (51%), plutôt que leur maintien dans la commune, mais avec une qualité de service moins bonne (44%). Ce choix est fait plus distinctement par les personnes de moins de 30 ans (63/37) et les cadres (65/28).

Certes l’étude en dit autant sur les préoccupations, et, peut-être les projets, de la DATAR que sur la réalité des souhaits des habitants, mais les sujets abordés seront certainement autant d’enjeux de ce début de siècle.

[1] DATAR : Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale.

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