L’Europe chauffe

vendredi 26 août 2005.par Philippe Ladame
 
Le WWF publie un rapport qui met en évidence la réalité du réchauffement climatique en Europe.

Le site notre-planete.info en fait état en se concentrant sur la partie centrale du rapport.

Il s’agit d’une analyse des températures moyennes d’été dans 16 capitales européennes entre les 5 premières années 70 et les 5 premières années 2000.

A l’exception de Dublin (Irlande), Copenhague (Danemark) et Helsinki (Finlande), l’augmentation atteint ou dépasse partout 1°, et même 2° à Londres, Luxembourg et Madrid.

Cette tendance est confirmée par l’analyse des courbes générales de température (.pdf 300Ko) dans ces villes ces trente dernières années, qui montrent une augmentation très significative (sauf à Dublin et Copenhague).

Le rapport du WWF (.pdf de 2Mo en anglais) fait en outre le tour de plusieurs pays européens et tente d’y dégager les faits marquants du début de siècle, insistant sur le point commun que constitue l’exacerbation des phénomènes climatiques.

L’Allemagne, du fait de sa population, reste la première productrice européenne de gaz à effet de serre, même si la période 1990 - 2003 a vu une baisse de 18.2% (due au remplacement des vieilles centrales thermiques de l’est du pays). Avec un objectif de 50% d’énergie renouvelable à l’horizon 2050, l’Allemagne reste, pour le moment, dépendante du charbon et du pétrole.

Le Royaume-uni, gros producteur de gaz à effet de serre aussi, a aussi connu une baisse avec une plus grande utilisation du gaz. Mais la hausse semble repartie depuis 2003. Entre élévation du niveau de la mer et risques de précipitations violentes, le WWF estime que 3.5 millions de britanniques connaissent un important risque d’inondation.

L’Italie est le troisième producteur, et le plus mauvais élève de la classe puisque l’augmentation y est continue. Les vagues de chaleur y sont particulièrement fortes. Selon des chiffres officiels publiés en juin, celle de 2003 aurait finalement causé la mort de 20.000 personnes (deux fois plus qu’indiqué par les premières estimations).

Le réchauffement risque de poser de sérieux problèmes à la Pologne aussi. D’une part la production agricole risque d’en souffrir, car les étés secs posent un problème d’approvisionnement en eau (les réserves y sont faibles, à peu près le tiers de la moyenne des autres pays européens). D’autre part, l’élévation du niveau de la mer (50 cm prévu pour le siècle) devrait y menacer l’ensemble des 790 km des côtes de la mer Baltique.

Ce tour d’horizon se termine avec l’Espagne, qui connaît cette année la pire sécheresse des 60 dernières années. De manière générale, l’augmentation des températures y est très importante (avec des pronostics de + 4 ou 5° dans le centre). Le WWF constate que la chaleur pousse le pays dans un « cercle vicieux de pollution au CO² », de nombreuses personnes investissant dans des dispositifs de climatisation (1.3 millions en 2004).

Le WWF lance une campagne intitulée Changeons de courant.

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