Protection du littoral : un cas d’espèce.

vendredi 17 septembre 2004.par Philippe Ladame
 
Trop tâtillonnes les procédures relatives à la protection du littoral ?
Peut-être, mais indispensables si l’on en croit ce qui s’est passé récemment à Plouhinec (Bretagne).

Apparemment plus téléphile qu’écolo, la mairie de Plouhinec n’avait fait ni une, ni deux pour accepter la mise en place d’une "petite maison sur la dune" en vue du tournage d’un film.

Le site dunaire de Kervégan, très fragile, est classé. C’est la propriété du Conservatoire du littoral (dont le gouvernement vient de tenter de réduire le budget drastiquement - voir nos brèves à ce sujet).

Cette construction parfaitement illégale a déclenché, fort heureusement, des réactions vives de la part des associations de défense de l’environnement, notamment de la SEPNB-Bretagne Vivante.

Bien entendu, on a eu droit au chantage démagogique au chômage ("laissez donc travailler les gens qui veulent travailler !"), mais, là, c’était vraiment un peu gros.

La préfecture a donc ordonné le démontage propre et précautionneux d’ici le 8 octobre. D’ici là, le tournage pourra avoir lieu, dans des conditions strictes visant à assurer la protection de l’espace dunaire.

Cette position de compromis tient largement compte du fait que la bonne foi des cinéastes dans l’affaire est établie. Le responsable de la production a d’ailleurs déclaré : « Une grosse connerie a été faite. Nous allons donc prendre tous les moyens pour respecter ce site, car je suis moi-même très attaché à ces questions. J’espère simplement que cette affaire aura valeur de pédagogie pour l’avenir ».

Elle aura, en tout cas, démontré la nécessité de réglements et de procédures précises en matière de protection de l’environnement, tant il est vrai que celle-ci n’est pas un réflexe naturel chez certains.

Voir en ligne l’article de Ouest-France

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