Epidémie contenue au Burkina Faso

vendredi 19 août 2005.par Philippe Ladame
 
Une centaine de cas de choléra ont été constatés à Ouagadougou, mais l’épidémie semble maintenant maîtrisée.

Le Burkina Faso, l’un des pays les plus pauvres du monde, connaît assez fréquemment des épidémies de choléra. En 1991, on a noté 294 cas dont 33 décès. Cette situation s’est répétée de façon quasi-similaire pratiquement tous les deux ou trois ans. La dernière apparition de la maladie date de 2001 où il y a eu 544 cas dont 9 décès.

Trés contagieux, le choléra se transmet par voie digestive, via une bactérie présente dans l’eau, les boissons ou aliments souillés ou contaminés. Il se manifeste par de violentes diarrhées et une forte déshydratation, qui peut être fatale faute de traitement.

La présente épidémie s’est déclarée dans les zones périphériques de la capitale Ouagadougou. Selon M. Ouango, secrétaire général du ministère de la Santé, le nombre de nouveau cas signalés décroît de jour en jour. Au total, l’épidémie a touché, jusqu’à présent 95 personnes dont 4 sont décédées.

Pour enrayer l’épidémies, deux équipes mobiles chargées de désinfecter et de traiter les points d’eau stagnante de la ville, la population a été invitée à observer des règles d’hygiène très strictes à ne pas multiplier les visites aux malades hospitalisés.

L’optimisme reste prudent, toutefois, et le ministère estime qu’il faudra attendre la fin de la saison des pluies pour voir disparaître le risque de nouvelles contaminations.

Il est difficile, au Burkina Faso, de mener à bien une prophylaxie de masse, compte tenu que les deux vaccins sur le marché sont coûteux (entre 6.000 et 7.000 francs CFA) et ont un taux d’immunité médiocre (qui n’atteint pas 95%).

Source : "Jeune Afrique" du 17/08/05.

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