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Le site du ministère de l’écologie publie, ce 5/7/05, un courrier adressé aux préfets (.pdf de 417Ko) par la ministre, Mme Nelly Olin.
Celle-ci y insiste sur le fait que « le maintien en fonctionnement d’installations non conformes au-delà du 28 décembre 2005 ne serait pas acceptable. »
Après avoir indiqué que 95% des incinérateurs étaient désormais aux normes, Mme Olin demande aux préfets de lui adresser, au 15 juillet, un nouvel état de la situation. Concernant les installations sur lesquelles les travaux de mise en conformité ne seront pas achevés à cette date, ainsi que dans celui des usines pour lesquelles une fermeture définitive a été décidée pour fin décembre 2005, elle demande, pour la même date de connaître « l’avancement de la recherche des solutions alternatives qui seront mises en oeuvre à compter de janvier 2006 ».
Ces recommandations interviennent comme en écho du problème survenu avec l’incinérateur de Gien, sur lequel Le Monde revient dans un article du 5/07/05.
L’exploitation de l’usine d’incinération d’Arrabloy (Loiret), près de Gien, a été reprise par le groupe Tiru en avril 2003. En août 2004, des analyses avaient décelé des émissions de dioxine de 2 000 à 6 000 fois supérieures à la norme européenne (moins de 0,1 nanogramme par mètre cube), qui devrait s’appliquer à tous les incinérateurs le 28 décembre 2005.
Le Monde met en évidence la lenteur de la réaction des autorités à cette occasion. « Ce n’est que le 24 janvier, soit cinq mois après la découverte de ces émissions anormales, que le four numéro 2 du site d’Arrabloy a été arrêté par décision préfectorale. Pour justifier cette décision tardive, les responsables évoquent, aujourd’hui, la complexité des analyses, qui devaient être confirmées. La commission locale d’information et de surveillance (CLIS), composée d’élus et d’associations, créée en principe pour être informée en priorité, ne s’est réunie que le 8 juin... »
Bien qu’elle reconnaisse que « l’usine n’est pas encore équipée des installations définitives qui permettront de respecter la nouvelle réglementation européenne » la direction du groupe Tiru demande la réouverture du four invoquant son manque à gagner et la préservation de l’emploi des 27 personnes travaillant sur le site.
« En aucun cas le four ne fonctionnera s’il n’est pas mis aux normes européennes d’ici à la fin de l’année »", a cependant déclaré le sous-préfet de Montargis, Antoine Marchetti.