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L’Agence française de sécurité sanitaire environnementale (AFSSE) est un établissement public administratif de l’Etat placé sous la tutelle des ministres chargés de l’écologie et de la santé et qui doit participer à assurer la protection de la santé humaine, notamment en évaluant les risques sanitaires liés à l’environnement ;
Les avis et les recommandations de l’AFSSE, ainsi que l’ensemble de ces travaux sont rendus publics et sont consultables sur http://www.afsse.fr/.
L’AFSSE vient ainsi de publier un Rapport sur la téléphonie mobile (.pdf de 2.1Mo), deux ans après son premier rapport sur le sujet.
Après avoir cité de nombreuses études, essentiellement étrangères, portant sur un peu tous les aspects possibles et imaginables de la question, le groupe d’experts rédacteurs pour l’AFSSE émet un avis sous forme d’un "Résumé" dont nous livrons reprenons ici l’essentiel.
Le groupe d’experts rappelle d’abord l’incroyable rapidité de développement de l’usage des technologies radioélectriques au cours des années récentes, et le nombre considérable de personnes utilisant ces appareils.
Concernant l’évaluation du risque des téléphones mobiles eux-mêmes, le groupe d’experts « estime qu’il ne peut pas à ce jour conclure définitivement sur l’existence d’effets
sanitaires causés par les champs électromagnétiques des téléphones mobiles ». Ce jugement scientifique
est fondé sur :
le manque de recul dans le temps,
le caractère contradictoire de certaines études,
l’insuffisance de données concernant certains types de maladies ou des populations spécifiques (par exemple les enfants),
l’attente de données issues des grands projets de recherche en cours.
Le groupe d’experts préconise donc de conserver une attitude de « vigilance scientifique », en attendant en particulier les résultats des études encore en cours. Il recommande, dans l’attente de certitudes, une politique d’« incitation à diminuer l’exposition au téléphone mobile »
Concernant les risques afférant aux "stations de base", le groupe d’experts retient que, dans l’état actuel des connaissances scientifiques, des effets sanitaires ne sont pas avérés.
Le groupe d’experts retient cependant « la nécessité d’évaluer les nouveaux appareils de dosimétrie individuelle (exposimètres) qui seuls permettront de connaître les niveaux réels d’exposition aux champs 100 en vue de la réalisation éventuelle d’études épidémiologiques de grande envergure en population générale ».
Malgré l’absence d’effets avérés sur la santé des stations de base, les experts indiquent que « lors de nouveaux déploiements de réseaux, une attitude de concertation permanente avec les collectivités locales et le public doit être la règle ».
Ils recommandent en outre « un plan global de mesures échantillonnées (toutes fréquences, toutes configurations) devrait être mis en oeuvre par les pouvoirs publics, afin d’assurer une représentativité correcte des mesures pour évaluer l’exposition de la population française ».