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Alors que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE sont réunis à Bruxelles, le pessimisme règne quant à la possibilité de trouver un accord sur un plan de financement du budget européen pour les années à venir.
Selon une dépêche Reuters Jean-Claude Juncker, président en exercice de l’UE (qui a proposé de consacrer 868 milliards d’euros au budget 2007-2013, soit 1,05% du Revenu national brut de l’UE) s’est dit "presque sûr" de l’échec du sommet et un ambassadeur a expliqué : « On est dans un moment de défense des intérêts nationaux, cela laisse peu, voire pas du tout de place pour un compromis, surtout s’agissant d’argent »."
La perspective de cet échec, ou de l’adoption d’un budget diminué, inquiète les responsables de l’APVF (Association des Petites Villes de France).
Dans un communiqué du 16/06/05 l’APVF indique que son président, Martin Malvy, a adressé au gouvernement français une lettre lui demandant de « renoncer à défendre un budget européen limité à 1% du Revenu National Brut, et qu’il se montre plus ambitieux en soutenant les propositions présentées par la Commission, équivalentes à un seuil de 1,24% ».
S’appuyant sur des simulations qui indiquent que, en l’état actuel des négociations, la France verrait l’enveloppe qui lui est destinée au titre de l’objectif « compétitivité régionale et emploi » diminuer de 25% (moins trois milliards d’euros).
« Ce scénario aurait sans aucun doute de graves conséquences pour le financement du développement des petites villes et de leurs territoires » écrit M. Malvy qui se dit par ailleurs convaincu que « seules une programmation et une gestion décentralisées des fonds structurels européens seront en mesure de garantir un juste équilibre entre l’exigence de compétitivité et les besoins de cohésion des territoires ».