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Libération du 2/03/05 consacre un article à ce sujet.
Cette fois, c’est la gestion des opérations immobilières du ministère des Affaires étrangères qui est plus particulièrement sur la sellette.
Philippe Séguin, président de la Cour des Comptes, a qualifié, mercredi lors d’une conférence de presse, la situation de "préoccupante".
"Les investigations ont révélé nombre d’incohérences dans la conduite des opérations, signe d’un défaut de pilotage évident", a-t-il déclaré. "Cette situation est d’autant plus regrettable qu’elle n’est pas récente."
Selon Libération, la Cour s’appuie dans son rapport sur plusieurs exemples.
absence de véritable étude préalable avant le lancement des travaux de rénovation de l’hôtel des ministres, Quai d’Orsay, décidé fin 1998.
gestion "peu rigoureuse" des crédits et une "programmation d’ensemble irréaliste" [1].
surcoûts importants du fait de modfication des projets en cours de route.
achats inadaptés (à l’exemple de canapés à deux et trois places coûtant 5.291 à 6.168 euros pièce, dotés d’accoudoirs en vieil or ou argent si saillants et tranchants qu’ils n’ont finalement pas été installés dans les salons).
choix contestable de sites (notamment pour la construction du lycée français de Francfort)
Tous ces errements sont cause de litiges "nombreux et coûteux", souligne la Cour dans son rapport annuel.
La Tribune signale que Philippe Séguin a profité de la publication de ce rapport pour réclamer davantage d’autonomie financière.
Pour assurer ses responsabilités avec "efficacité et crédibilité", le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, revendique une plus grande indépendance financière. Comme l’Elysée ou les deux Assemblées, il souhaite que la Cour, qui certifiera les comptes de l’Etat à partir de 2007, soit soustraite à la procédure budgétaire classique.
[1] "Au cours des cinq dernières années, plus du tiers des opérations programmées et considérées comme prioritaires ont été abandonnées ou suspendues", lit-on dans le rapport.