TCE : mouvements divers

mercredi 2 février 2005.par Philippe Ladame
 
Chez les Verts, au PS et au gouvernement le débat autour de la question européenne fait actualité.

Les députés Verts ont voté de manière contradictoire à l’occasion du vote du projet de révision constitutionnelle préalable au référendum sur la Constitution européenne. Alors que Noël Mamère et Yves Cochet ont voté pour, Martine Billard s’est prononcée contre, jugeant que « l’optique libérale du traité était incompatible avec un projet écologiste de société plus solidaire ».

Une dissonnance qui s’explique par le fait que Les Verts n’ont pas encore arrêté leur position quant au Traité pour une Constitution Européenne (TCE). Comme le précise une dépêche de l’AFP « Les Verts, conformément à une décision prise lors de leur dernier Congrès, ont engagé un processus de référendum interne par courrier jusqu’au 13 février, pour décider de la position que devrait défendre leur parti dans la campagne pour le référendum national.

Les bulletins sont ainsi rédigés : "je souhaite que les Verts se prononcent pour le oui", "je souhaite que les Verts se prononcent pour le non", "je m’abstiens".

Pour l’emporter, il faudra que les tenants du oui ou ceux du non obtiennent la majorité absolue. L’abstention compte dans le calcul des pourcentages mais selon certains responsables Verts elle devrait être assez limitée. "Ceux qui n’ont pas d’idée ne participeront pas au vote", estime la porte-parole Cécile Duflot. »

L’AFP conclut « Les tenants du oui apparaissent confiants sur le résultat du scrutin, qui sera annoncé le 15 février ».

On sait que le PS a choisi majoritairement de faire campagne pour le "oui". Une autre dépêche AFP signale l’adoption d’une circulaire interne qui donne pour instruction que, « là où des responsables fédéraux estiment ne pas pouvoir faire campagne pour le Oui sans avoir le sentiment de se déjuger, la campagne en faveur de la ratification du traité constitutionnel européen sera animée par un "comité du Oui" qui se substituera au bureau fédéral ».

Au cours de la réunion hebdomadaire du Bureau national du PS, la direction animée par le premier secrétaire François Hollande a d’autre part confirmé que quiconque "participera à des réunions de campagne en faveur du Non se mettra de lui-même en dehors du parti".

La droite, quant à elle, s’inquiète désormais de la multiplication des prises de position concernant la directive "services" (dite Bolkestein). Après les déclarations mi-figue mi-raisin du ministre des PME, du commerce et de la consommation, Christian Jacob, le 20/01/05 (voir notre brève), une dépêche Associated Press fait état d’une déclaration de Jacques Chirac qui, lors du Conseil des Ministres, a demandé que cet avant-projet de directive « soit remis à plat ».

Lors des "questions au gouvernement", le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a renchéri en affirmant : « Cette directive est inacceptable. Nous prendrons tous les moyens pour nous opposer à cette directive. Ce n’est pas la conception que nous avons du service public d’une part, et ce n’est pas la conception que nous avons d’autre part de l’organisation européenne ».

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