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Les femmes sont devenues électrices (et éligibles) pour la première fois en France, au printemps 1945, à l’occasion d’élections municipales. En 1947, on dénombrait 250 maires femmes, soit 1%.
Soixante ans plus tard, la France compte 4.000 femmes maires. 11% : on est encore loin de la parité.
La parité est pourtant maintenant inscrite dans la loi en ce qui concerne les conseils municipaux, puisque, dans de nombreux cas, les listes de candidats doivent être paritaires. Dans les communes concernées par cette obligation (plus de 3.500 habitants), la proportion d’élues est d’environ 47.5% [1]. Mais, bonnes pour remplir les conseils municipaux (bien obligés), elles ne le sont apparemment pas suffisamment pour les diriger [2].
Difficulté d’accéder à la fonction, mais aussi, probablement, difficulté d’exercer la fonction, quand on est une femme. Ces difficultés seront peut-être évoquées à l’occasion de l’initiative prise par le Sénat pour célébrer les soixante ans de l’accession des femmes à la citoyenneté représentative, le 7 mars 2005, à la veille de la Journée Internationale des Femmes.
A ce jour, 2.000 femmes maires ont annoncé leur participation à ces "Etats généraux de la démocratie locale et de la parité" (suivant les termes du Sénat, organisateur) qui doivent être précédés d’une « enquête adressée à toutes les femmes-maires sur leur expérience de la gestion locale, les difficultés auxquelles elles sont éventuellement confrontées et leurs attentes ».
[1] Les 2.5% manquants sont probablement dûs au fait que les "têtes de listes" sont très majoritairement des hommes.
[2] On observe le même phénomène dans les écoles où bien que les institutrices soient bien plus nombreux que les instituteurs, les tâches de direction sont majoritairement assumées par ces derniers.