Quelle protection du Littoral ?

samedi 8 janvier 2005.par Philippe Ladame
 
Le dispositif de protection du littoral limite le développement. Va-t-on vers un "assouplissement" ?

La pression pour une utilisation plus intensive du littoral ne se relâche pas (voir notre article du 13/09/04).

Le Monde du 7/01/05 explique que, si le gouvernement a renoncé à modifier la loi Littoral elle-même, il n’a pas abandonné l’idée de trouver des assouplissements au dispositif de protection.

Il entend notamment le faire sous la forme d’un amendement gouvernemental à la loi sur le développement des territoires ruraux qui faciliterait l’adoption de Schémas de Mise en Valeur.

Ainsi, François Goulard, secrétaire d’Etat aux transports et à la mer et, par ailleurs, premier adjoint du maire de Vannes, entend profiter de cet amendement (qui devrait être adopté en janvier ou février) pour permettre l’entrée en vigueur rapide d’un schéma de mise en valeur du golfe du Morbihan (SMVM).

Comme l’explique Le Monde : « C’est la multiplication des contentieux dans le golfe, notamment entre associations de protection de la nature et conchyliculteurs, qui a amené la préfecture du Morbihan à lancer la procédure, à la satisfaction des élus. Ce plan d’eau de 30 000 hectares concentre, en effet, toute la gamme des conflits d’usage qui peuvent naître sur un même espace maritime. Le golfe abrite 6 500 places de mouillage ou de port pour la plaisance, 1 650 hectares de concession ostréicole. Il présente une grande variété de paysages, des fonds marins riches en éponges, des herbiers de zostères (plantes marines poussant sur les zones se découvrant à basse mer) parmi les plus importants d’Europe. Site prisé des oiseaux, il a été déclaré, en juillet 2004, zone de protection spéciale pour cinquante espèces. »

M. Goulard espère que les schémas nouvelle version (après le vote de l’amendement) permettront d’« introduire de la souplesse ». Selon lui, par exemple, « Un SMVM pourra décider de la création d’un port, autoriser des hameaux dans les espaces proches du rivage. » Interrogé sur le fait de savoir s’il ne s’agit pas d’une entorse à la loi, il répond « Non, dans la mesure où il y aura une protection organisée dans le cadre du SMVM ».

Bien entendu, ceci inquiète les associations de protection du golfe du Morbihan, qui craignent, notamment, une augmentation du nombre de places de bateaux.

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