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Le Monde du 4/01/05 signale que « depuis le 1er janvier, un tarif de "première nécessité" est proposé aux ménages démunis. Inscrit dans la loi du 10 février 2000 sur "la modernisation et le développement du service public de l’électricité", ce nouveau dispositif s’applique aux "clients" dont les ressources sont inférieures à 460 euros par mois. Il prévoit une réduction de 30 % à 50 % sur le prix de l’abonnement et sur une partie de la consommation (100 kilowattheures par mois). Quelque 1,6 million de foyers devraient en bénéficier, selon EDF. »
Après avoir baissé (225 000 coupures en 2003), il semble que, l’an passé, la mise en oeuvre de procédures plus systématiques et moins personnalisées aient abouti à une augmentation du nombre de coupures pour défaut de paiement.
Pour le ministre délégué à l’industrie, Patrick Devedjian, « La communication entre fournisseurs d’électricité et travailleurs sociaux doit être renforcée. Pour nous, le problème n’est pas financier : l’an passé, 44 millions d’euros ont été dépensés dans le cadre des FSE, alors que ceux-ci disposaient de 70 millions ».
Le problème semble être que les Fonds de Solidarité Energie (FSE) ne sont pas alimentés régulièrement. Ainsi, comme l’explique Le Monde, citant Isabelle Grimault, directrice générale adjointe du conseil général de la Seine-Saint-Denis : « Si des demandes d’aide sont soumises au FSE au moment où il est à sec et attend d’être réalimenté, il n’est pas étonnant que des dossiers de familles en difficulté soient repoussés ».
L’idée d’un tarif de "première nécessité" n’est pas pour déplaire au réseau Sortir du Nucléaire qui demande que les "petits consommateurs" bénéficient d’une « électricité bon marché pour leur consommation de base, qui pourra être évaluée forfaitairement par l’ADEME. »
En revanche, dans un communiqué du 6/01/05, Sortir du Nucléaire souligne que, aux dires même du ministre de l’industrie Patrick Devedjian, « pendant des années, les français ont beaucoup contribué, par leurs impôts, au développement du parc nucléaire. » Il estime « que les coûts réels du nucléaire doivent être assumés par l’entreprise EDF et non plus par l’argent public. La vérité doit éclater : EDF doit être contrainte de provisionner réellement (et non fictivement comme jusqu’à maintenant, comme l’a montré la Cour de comptes dans ses rapports publics 1998 et 1999) les sommes nécessaires pour la gestion des déchets radioactifs et le démantèlement des installations nucléaires. »