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Le fournisseur d’accès américain AOL, dans un communiqué triomphaliste et promotionnel (en anglais), annonce que le plus dur est derrière nous en matière de spam.
La politique de filtrage d’AOL, selon la compagnie, a découragé les spammers de manière significative en 2004 puisque ses abonnés ont reçu 75% de spam en moins que l’année précédente.
Il est possible aussi que la répression commence à décourager certains spammers. Le site canadien http://www.pourriel.ca/ (en anglais) recense les arrestations et les condamnations qui commencent à pleuvoir en Amérique du Nord.
De ce côté-ci de l’atlantique, le site TSR.ch signale que, pour la première fois aux Pays-Bas, « L’autorité de surveillance des télécommunications aux Pays-Bas (Opta) a prononcé mardi (28/12/04) des condamnations pour un montant total de 87.500 euros contre des personnes et des entreprises ayant envoyé des courriels et des textos indésirables. »
Les canadiens utilisent à ce sujet le mot "pourriel", insistant sur le fait que les messages de cette nature finiront rapidement à la poubelle.
Le terme "spam" insiste davantage sur l’aspect répétitif et bêtement têtu du procédé.
Disons que le spam, c’est l’envoi en nombre, d’un même courriel non sollicité, à des gens qu’on ne connait pas personnellement.
Si vous envoyez le même courriel de voeux à vos 250 amis et parents, ce n’est pas du spam.
Si vous envoyez une info à 250 inconnus qui ce sont inscrits sur une liste de diffusion que vous avez créée, ce n’est pas du spam.
Si vous écrivez le même jour des courriels substantiellement différents à 250 personnes, ce n’est pas du spam.
Mais si c’est, à la fois, massif, non sollicité et impersonnel, alors c’est du spam.