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Le financement des centres du "Planning Familial" est menacé.
Selon Le Monde [1] en 2008, les crédits consacrés par l’Etat au "conseil conjugal et familial" s’élevaient à 2,6 millions d’euros. Pour 2009, le gouvernement prévoit une enveloppe de 2,1 millions, ce qui représente une baisse de 20 %.
Le Planning Familial chiffre, quant à lui, table sur une enveloppe de 1.5 million d’euros. La baisse serait alors de 42 %.
« Qu’en sera-t-il pour 2010, 2011 » s’interroge Françoise Laurant, présidente nationale du Planning Familial, qui s’inquiète tout particulièrement pour les associations locales, au plus prés des publics concernés, dont elle estime qu’un tiers devrait cesser l’activité, si la menace se confirmait.« Nous craignons le pire. D’autres de nos associations seront contraintes de fermer définitivement leurs portes. Est-ce ainsi que l’Etat conçoit la mission d’utilité publique qu’il nous a confié ? »
450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. Il s’agit là, selon l’association, d’une action complémentaire des campagnes nationales de prévention et d’information qui ont besoin de relais de terrain pour être vraiment efficaces.
Pour défendre les acquis que représente le mouvement du Planning Familial et surtout pour continuer d’offrir aux jeunes, et aux moins jeunes, des lieux d’information sur la sexualité, la pilule ou l’IVG, mais aussi des groupes de parole sur les violences faites aux femmes ou les rapports filles/garçons, une pétition pour défendre le droit à l’information, à l’éducation, à la sexualité, pour toutes et tous a été lancée le 27 janvier 2009.
Ses signataires y affirment que
L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.
L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.
L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.
L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.