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Un expert, chargé par le gouvernement français de récolter des points de vue quant à de possibles alternatives au tuyau d’affluents, a rendu il y a peu ses conclusions : « aucune solution alternative n’est recevable ». Néanmoins, les réserves exposées par ce même expert et les raccourcis qu’il effectue ne sont en rien rassurants.
Ainsi, il convient lui-même que les impacts ne pourront être connus vraiment que lorsque l’usine fonctionnera, qu’il serait judicieux d’étudier la possibilité d’allonger le tuyau jusqu’à la mer et que si des dégâts significatifs sont décelés l’usine devra s’arrêter !!
Ensemble pour la planète souligne par ailleurs quelques affirmations troublantes : est affirmée par exemple la conformité des rejets aux normes internationales pour les rejets en mer, alors que le tuyau débouche dans un lagon semi-fermé !
EPLP rappelle ensuite l’historique de ce projet, toujours illégal, déjà dévastateur (2 000 ha de forêts et de maquis minier avec un taux d’endémisme de 90% détruits pour la construction et le fonctionnement de l’usine !). La coalition ne peut alors que réaffirmer son manque de confiance et dénoncer le manque de garanties. Elle demande donc l’application stricte du principe de précaution inscrit dans la Constitution française.
C’est donc, malgré toute la propagande déversée en faveur de ce projet (cf nos précédents articles), un "non au tuyau" réaffirmé par les principales associations écologistes de Nouvelle-Calédonie.