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Par 125 voix Pour, 39 Contre (36 abstentions), les parlementaires finlandais ont approuvé, aujourd’hui à Helsinki, la Constitution européenne, texte rejeté par la France et les Pays-Bas lors de référendums en 2005.
La Finlande, qui assure actuellement la présidence tournante de l’Union européenne, est ainsi le 16ème pays à approuver la Constitution, après que l’Estonie l’a ratifiée en mai dernier.
Par ailleurs, les responsables européens (qui se félicitent de la ratification finlandaise) estiment que la Bulgarie et la Roumanie porteront le total à 18 très rapidement après leur adhésion à l’Union européenne, le 1er janvier prochain. (source Agence Reuters)
Pour entrer en vigueur, la Constitution devait être approuvée par les 25 pays membres de l’Union.
Valéry Giscard d’Estaing (président de la Convention européenne, qui est à l’origine du Traité établissant une Constitution pour l’Europe) affirme pour sa part « La Constitution européenne n’est pas morte » dans un entretien accordé à l’occasion du deuxième anniversaire de la signature du Traité constitutionnel, au site Toute l’Europe. Il croit même dur comme fer que son texte n’a même pas besoin d’être "sauvé" et qu’il doit tout simplement poursuivre, en l’état, son itinéraire.
« Il existe dans le Traité une clause qui dit la chose suivante : s’il apparaît, deux ans après la signature du texte, que les quatre cinquièmes des Etats l’ont ratifié, le Conseil européen se réunit pour examiner la suite à donner au processus. Nous arrivons au terme de ce délai. Cette réunion du Conseil européen devrait avoir lieu dans l’année qui vient, puisqu’on devrait bientôt atteindre le nombre de ratifications nécessaire. » précise-t-il.
Sauf erreur de ma part, 4/5ème de 25, ça fait 20 : on approche et VGE jubile.
A propos de jubilé, sans attendre les 20 ratifications, Angela Merkel [1] « entend mettre à profit les célébrations à Berlin du 50e anniversaire du traité de Rome, en mars prochain, pour relancer le traité constitutionnel ».
En effet, la chancelière allemande a été mandatée en juin dernier par ses homologues européens pour faire des propositions en juin 2007, la solution à l’impasse devant intervenir sous présidence française, fin 2008. « Le sommet de juin devra quant à lui montrer plus précisément le chemin, notamment en excluant certaines pistes, comme une renégociation en profondeur du texte existant, même si l’appellation "Constitution" devrait être enterrée. » (Agence Reuters)
"Il est désirable et possible que les propositions allemandes débouchent sur un compromis sous présidence française en 2008 pour que l’on puisse célébrer un accord en même temps que les élections européennes de 2009", a dit Paavo Lipponen, Président du parlement finlandais.
Un an et demi après le début de la "période de réflexion" entamée après les "non" français et néerlandais, on entre dans la période de l’action pour les dirigeants européens.
[1] l’Allemagne assumera la présidence de l’UE à partir du premier janvier prochain