![]() |
A l’invitation des scientifiques, qui estiment qu’une menace de dépeuplement pèse sur les poissons des eaux profondes (sabre, lingue, empereur, grenadier etc.) la Commission européenne proposait une baisse des quotas de 33% cette année puis encore 33% pour 2008.
La présidence de l’Union Européenne (actuellement finlandaise) avait proposé aux ministres européens de la Pêche réunis le 21/11/06 à Bruxelles, un texte imposant une baisse un peu moindre.
Mais La France [1], soutenue par l’Espagne, le Portugal, la Pologne et la Lituanie, a obtenu "mieux", au terme de 24 heures de négociation. La réduction des quotas de pêche en eaux profondes ne sera en définitive, pour 2007 et 2008, que de 10 à 25% suivant les espèces.
L’accord a été dénoncé, le jour même, par WWF qui y voit la « faillite de la politique commune de la pêche. » Quant à l’ONG Oceana, elle déplore elle aussi cet accord, et relève que « le fait que les bateaux ont, en 2006, pêché beaucoup moins que ce qui était autorisé prouve néanmoins que la ressource s’épuise ».
[1] La France est le premier pays de l’UE pour la pêche de ces poissons des profondeurs qui, vivant longtemps et se reproduisant lentement, sont pêchés depuis le début des années 90.