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Dans Libération du 31/10/06, Jacques Testard revient sur la question des jurys citoyens et des structures comparables.
Suite aux réactions suscitées par l’idée de Ségolène Royal de recourir à ce type de contrôle citoyen, le président de la fondation Sciences citoyennes remarque « la quasi-unanimité du monde politique pour se prétendre au-dessus du vulgaire qui lui a délégué ses pouvoirs. »
Jacques Testard évoque l’insuffisance des divers dispositifs visant à renforcer la participation citoyenne ces vingt dernières années. « Que valent tous ces textes quand la réalité démontre que, bien souvent, le « débat public » est postérieur à la prise de décision, ou qu’il n’est tenu aucun compte de l’avis sollicité parmi les citoyens..., » explique-t-il, avant de dénoncer des « leurres démocratiques » prenant en exemples le (non)débat surles plantes génétiquement modifiées (PGM), le nucléaire ou encore les grands projets d’infrastructures.
Il insiste sur ce que peuvent apporter des procédures comme celle des « conférences citoyennes » qui combinent une formation préalable (où les citoyens étudient) avec une intervention active (où les citoyens interrogent les experts qu’ils ont choisis) puis un positionnement collectif (où les citoyens avisent entre eux).
Jacques Testard conclue que, « plutôt qu’utiliser des mots forts pour recouvrir des pratiques molles ou mal définies », la classe politique serait mieux inspirée de se pencher favorablement sur de telles initiatives qui permettraient peut-être de surmonter « la grave crise démocratique que nous connaissons. »