Attac : Nikonoff se retire

samedi 7 octobre 2006.

A l’occasion des élections au conseil d’administration d’Attac, en juin 2006, les résultats avaient été contestés par la minorité (voir notre article).

Des rapports avaient été établis par des experts indépendants qui démontraient l’existence d’une fraude. A la suite de quoi le Conseil d’Administration d’ATTAC avait décidé, à l’unanimité, la mise en place d’une commission d’enquête.

Cette commission, dans un rapport publié le 28/09/06, conclut à l’existence de lots « de bulletins suspects dont l’examen a révélé qu’ils avaient été massivement réalisés par deux ou trois mains et dont le contenu a révélé des « stratégies » évidentes.(...) A ce stade, nous pouvons déclarer en conscience que la preuve matérielle d’une fraude en faveur de la tendance favorable à la présidence sortante est établie. »

Jacques Nikonoff, président d’ATTAC, après avoir plaidé en vain pour une démission de l’ensemble des instances (source), a annoncé dans une lettre aux adhérents vendredi 6 octobre qu’il ne se représentera pas aux nouvelles élections du conseil d’administration en décembre.

Libération du 7/10/06 évoque une « fracture éthique » aboutissement d’un « affrontement idéologique entre ceux qui, derrière Nikonoff, ambitionnent de faire d’Attac une force politique et ceux qui veulent que l’association reste un lieu de convergence entre adhérents, associations, syndicats et scientifiques. »

La fracture semble durable car, d’après le journal, si Jacques Nikonoff a choisi de se retirer, il n’entend pas tomber seul et « menace d’appeler les adhérents à voter non à la liste du collège des fondateurs en décembre, si ceux qui ont eu sa tête se représentent. »

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