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Etienne Cendrier, militant de l’association Robin des toits qui lutte contre l’implantation abusive des antennes relais des opérateurs de téléphonie mobile, était poursuivi en diffamation par Orange et SFR. Dans une interview publiée le 9 novembre 2003 par le Journal du Dimanche il avait notamment déclaré : « La téléphonie mobile doit être compatible avec la santé publique. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Les opérateurs dissimulent les vraies expositions de la population pour une histoire de gros sous. »
La 17e chambre du tribunal correctionnel a rendu mardi 2 mai son jugement. Le tribunal a jugé les propos du militant diffamatoires. « Contrairement aux allégations d’Etienne Cendrier, les mesures de champs électromagnétiques sont réalisées dans la plus parfaite transparence par des bureaux de contrôle indépendants, accrédités COFRAC et selon le protocole de mesure en vigueur établi par l’Agence nationale des fréquences, » a estimé le tribunal (source).
Toutefois, le tribunal a relaxé le porte-parole de l’association, jugeant que celui-ci avait agi « de bonne foi » et estimant que, au moment des faits, on pouvait légitimement douter de l’indépendance des bureaux d’études (source).
Dans un communiqué du 2/05/06, les Verts se sont félicités de ce jugement dans lequel il voit une confirmation de la jurisprudence favorable aux "lanceurs d’alerte" à laquelle avait donné lieu l’affaire du Gaucho.
Evoquant ces affaires et rappelant les manipulations d’informations à l’occasion du drame de Tchernobyl, les Verts estiment qu’« il est temps d’adopter une loi de protection des lanceurs d’alerte pour ceux qui, en tant que citoyens ou chercheurs, prennent la parole pour mettre sur la place publique les risques liés à l’environnement et au développement incontrôlé des technologies. »