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Ce 8 novembre s’ouvre le procès de neuf faucheurs d’OGM (dont les Verts Gilles Lemaire, Gérard Onesta, Pierre Labeyrie et Noël Mamère).
L’Humanité du 8/11/04 rappelle l’historique, insistant sur le fait, inédit, que le procureur confirme dans la convocation en justice que « plus de quatre cents personnes ont agi comme coauteurs ou complices ».
C’est en effet une des questions-clés de ce procès de savoir si la justice française compte faire exemple en condamnant quelques uns à de lourdes peines (pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, le double pour José Bové, en récidive) ou si, acceptant de considérer que l’action a été effectuée dans un cadre de désobéissance civile, le juge prononce des peines proportionnées.
Les prochains procès sont prévus les 14 décembre à Riom (Puy-de-Dôme) et au 19 janvier à Orléans (Loiret).
Complément :
C’est bien sur la question de la co-responsabilité que le débat s’est cristallisé ce lundi.
En fin de matinée, la présidente du tribunal, Colette Pesso, a fait droit à la requête de la défense qui demandait que 250 autres faucheurs d’OGM soient entendus par le tribunal. Elle a estimé, en effet, que "la compétence du tribunal s’étend à tous les co-auteurs" et qu’"un procès équitable justifie que l’ensemble des co-auteurs soient entendus". Pour permettre l’audition des autres faucheurs le procès a été renvoyé au 24 janvier.
Cela n’a pas plu au parquet, qui a fait appel de cette décision.