Selon la Voix du Nord « L’incident est survenu vers 4 h, dimanche. Alors que la société Areva manipulait une barre de combustible, dans une opération destinée à soulever et retirer une partie de l’assemblage, c’est tout le bloc d’uranium qui s’est décroché, au coeur du réacteur en arrêt de maintenance depuis le 2 août. Depuis, cette barre d’uranium de plusieurs centaines de kilos est suspendue dans la piscine avec le risque qu’elle se décroche et retombe sur les 156 barres similaires fixées au fond de la cuve du réacteur. »

Pour les Verts du dunkerquois, ce nouvel incident constitue un démenti cinglant à « la direction de la centrale nucléaire de Gravelines (qui) s’ingénie à faire croire que la sécurité de l’installation atomique s’est nettement améliorée. »

 Les Verts dénoncent en particulier le fait que soit « passée sous silence la multiplication prévisible des incidents de ce type en raison du vieillissement des installations alors même qu’EDF entend prolonger au-delà des 40 ans la vie des réacteurs concernés… »
 
Ils réaffirment leur volonté d’une sortie progressive du nucléaire et la nécessité de s’engager de façon massive dans la maîtrise de la consommation et les énergies renouvelables, une voie réaliste comme l’a établi l’étude de Virage Energie Nord-Pas-de-Calais.

De son côté, France Nature Environnement souligne le déficit de communication à l’occasion de cet incident survenu à 3h45 dans la nuit du samedi au dimanche, mais révélé seulement le lundi soir suivant.

Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.70.63
Hébergeur : Ouvaton