En Bretagne nord, depuis des années, les algues vertes prolifèrent encouragées par les élevages intensifs de la région.

On savait l’impact négatif de ces algues sur le territoire, en termes de biodiversité et d’attrait. Elles constituaient déjà un fardeau économique pour les communes touchées, dont plusieurs doivent collecter et évacuer des milliers de tonnes chaque année (15.000 en 2008 pour la commune d’Hillion en Baie de Saint-Brieuc, par exemple).

Le décès d’un cheval et le malaise de son cavalier, intervenus fin juillet, confirme que ces algues sont en outre directement dangereuses pour la santé.

« Tout laisse à penser qu’il s’agit d’une intoxication à l’hydrogène sulfuré dégagé par les algues en putréfaction. » estime Yves-Marie Le Lay, président de l’association environnementale Sauvegarde du Trégor, ce que corrobore les premiers résultats de l’autopsie, pratiquée à l’initiative du propriétaire, qui ont révélé un oedème pulmonaire.

Comme l’explique Ouest-France un groupe de travail a été mis sur pied il y a quelques mois pour cerner la dangerosité de ces algues.

Jean-François Sassi, responsable au laboratoire du centre de valorisation des algues de Pleubian, en fait partie. « Quand on atteint 10 ppm d’hydrogène sulfuré, on doit évacuer un chantier. Entre 500 et 1 000 ppm, un homme tombe inanimé. Quand on perce une croûte d’algues en décomposition, nos capteurs, limités à 500 ppm, sont saturés. » explique-t-il.

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