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Nicolas Sarkozy, sans doute futur prix Nobel de génétique , incline « à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie » (voir notre breve).
Il n’a donc pas tardé, suite à l’affaire Evrard, à annoncer, en tant que médecin et juge probablement, un dispositif renforçant les peines pour les accusés convaincus de pédophilie. En outre, une fois purgée sa peine de prison, le pédophile pourrait « ne pas être remis en liberté si un collège de médecins reconnaît sa dangerosité », et serait alors « placé en hôpital fermé dédié aux pédophiles. »
Fortes paroles, qui valent vive critique du dispositif actuellement en place. Une critique qui aurait peut-être un peu plus de raison d’être si le dispositif en question n’avait été laminé, ou du moins affecté, par des années de restrictions.
Ainsi Libération du 21/08/07 rappelle justement que « pourtant, son futur centre pour pédophiles existe déjà, dans la prison de Caen, celle-là même qui détenait Francis Evrard, dont 75 % des prisonniers ont été condamnés pour crimes sexuels. Un centre médico-psychologique y a été ouvert il y a quatre ans, mais ne fonctionne plus que partiellement « faute de moyens », selon le syndicat pénitentiaire Unsa-Ufap. »
Dans le même esprit, le journal se fait l’écho de la réaction de L’USM (Union syndicale des magistrats) qui dénonce une politique « gesticulatoire destinée à faire croire à l’opinion publique qu’on va régler le problème de la récidive ». S’agissant des pédophiles, seuls dix bracelets électroniques ont été royalement mis à la disposition de la réinsertion. « L’arsenal juridique est suffisant mais nous manquons d’argent », constate avec amertume l’USM.