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Près de la bonne ville de Chartres, M. Olivier Ducatel, pdg de l’hypermarché Leclerc à Luisant souhaitait, depuis plusieurs années, déplacer son enseigne à Barjouville, commune voisine, la moderniser et l’agrandir.
Comme toujours, dans de tels cas, les tractations plus ou moins transparentes ont dû aller bon train, à différents niveaux, dans le cadre de la concurrence à laquelle se livrent les différentes enseignes, pimentées probablement par les savants calculs des propriétaires de terrains susceptibles d’être concernés par ces opérations.
M. Jean-Pierre Gorges, maire de Chartres, président de la Communauté d’agglomération Chartres Métropole et député de la première circonscription d’Eure-et-Loir, ne pouvait pas, avec toutes ces casquettes, ne pas avoir un rôle clé dans ce domaine.
Il a conduit la définition du SCOT (Schéma de COhérence Territoriale) qui au fil d’évolutions successives a défini que ce type d’implantations commerciales devaient se situer à l’intérieur de la rocade qui ceinture l’agglomération.
Fort de ce document, Jean-Pierre Gorges au nom de « l’équilibre commercial de tout notre bassin de vie qui est en jeu, et aussi la qualité de notre vie collective » s’oppose au projet de M. Ducatel.
Fin juin 2007, celui-ci a écrit une lettre ouverte, fort méchante à l’égard du député-maire, qui a été publiée par le site La Piquouse de rappel « Blog satirique et de résistance de Chartres, Lucé et l’agglomération chartraine », un site qui, comme son nom l’indique, se veut poil à gratter dans la région, contestant avec vigueur et constance le règne de Jean-Pierre Gorges, devenu maire en 2001 et dont la ré-élection comme député, en juin dernier, n’a tenu qu’à 59 voix.
Celui-ci n’a guère goûté cette publication, et La Piquouse vient de recevoir la visite d’un huissier lui annonçant qu’elle est convoquée jeudi 26 juillet 2007 à 13h30 devant le tribunal correctionnel de Chartres.
M. Gorges affirme que l’accusation lancée contre lui dans le tract Leclerc est "très gravement diffamatoire". Il réclame en conséquence 20.000 euros à la Piquouse en dommages et intérêts et frais d’avocat.
Voilà qui n’est pas sans rappeler les attaques portées à l’encontre du blog de Christophe Grébert, à Puteaux. Espérons que l’affaire de La Piquouse connaîtra la même heureuse conclusion.