MON810 : pas de moratoire

jeudi 14 juin 2007.

Dans un récent article, nous avions fait état du maïs transgénique Monsanto 810 et des doutes importants qui persistaient sur son innocuité, suite notamment à une étude Greenpeace.

Dans une belle cacophonie, le tout nouveau ministre de l’écologie Alain Juppé avait envisagé un moratoire, aussitôt démenti par la toute nouvelle ministre de l’agriculture Christine Lagarde. La position du gouvernement faisait figure de test de l’engagement écologiste de nos nouveaux dirigeants.

Et bien, qui l’eut cru ?, suite à la publication, aujourd’hui, de l’avis de la Commission du Génie Biomoléculaire, … il n’y aura pas de moratoire sur le MON810 !

La Commission du génie biomoléculaire (CGB) a en effet estimé qu’il n’y avait pas "à ce jour d’éléments de nature à remettre en cause l’évaluation environnementale" du maïs MON810 et que celui-ci "semble produire (...) des doses suffisamment élevées pour tuer les larves sensibles" (source Le Monde). C’est le "semble", venant d’un organisme scientifique, qui est sympathique.

Alain Juppé et Christine Lagarde soulignent néanmoins "leur grande vigilance quant à la manière dont sont conduites en France les cultures d’organismes génétiquement modifiés". Que tout cela est dit en langage châtié.

En attendant, tout va bien pour le MON810 en France.

De son côté, Greenpeace annonce une nouvelle étude scientifique du CRIIGEN sur le maïs transgénique NK603, également produit par la multinationale Monsanto, et demande derechef au gouvernement de "suspendre immédiatement la mise sur le marché des maïs transgéniques NK603 et MON863, maïs qui ont été autorisés selon un processus non fiable scientifiquement."

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