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La préparation des élections législatives donne lieu à des "mouvements divers" au niveau des candidatures.
Selon Maire-info, « à l’issue de la période de dépôt des candidatures en préfecture qui s’est achevée vendredi 18 mai et sous réserve des dernières décisions des tribunaux administratifs, le nombre de candidats aux élections législatives dans les 577 circonscriptions s’élève à 7.639, dont 3.177 femmes (soit 41,6%).
Parmi ces candidatures, un peu moins nombreuses qu’en 2002, un certain nombre de candidats sont des parachutés. Il n’y a, en effet pas de condition de résidence, pour cette élection où il s’agit d’envoyer au parlement des représentants de la nation, et non pas des représentants locaux, même si ce n’est pas toujours perçu ainsi dans la réalité.
Ces parachutages semblent un peu plus nombreux cette fois-ci. Le Nouvel Observateur s’attarde, à ce propos, sur le cas des centristes dont certains, suivant Bayrou, se présentent sous l’étiquette Mouvement Démocrate, alors que de nombreux anciens élus s’en dissocient et préfèrent s’afficher PSLE (Parti social libéral européen).
Dans de tels cas, des candidats concurrents se sont déclarés en concurrence, parfois sans implantation locale. Le phénomène concerne aussi les Verts (dans une moindre mesure, toutefois) dans quelques cas où les candidats pressentis ont finalement choisi une autre étiquette et où des Verts "légitimistes" ont été investis en dernière minute.
C’est qu’il se joue dans ces élections législatives, plus que l’élection de 577 députés. C’est en effet d’elles que dépend le financement public des partis pour les cinq années à venir.
La loi prévoit que les mouvements politiques ayant atteint au moins 1% dans 50 circonscriptions touchent ensuite pendant cinq ans un financement public en fonction des voix obtenues, actuellement à hauteur de 1,63 euro par voix (à quoi s’ajoute près de 44 400 euros par élu d’après Le Monde qui évoque aussi le sujet).