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Suite à une première publication en février, L’alliance pour la planète [1] a publié début avril sa nouvelle notation des candidats à l’élection présidentielle concernant la prise en compte de l’environnement dans leur programme ; celle-ci fait apparaître, pour certains, des évolutions importantes.
Les écarts se creusent entre les candidats notamment autour des quatre moratoires préconisés par l’Alliance, sur les OGM, le projet de réacteur nucléaire EPR, la construction de nouveaux incinérateurs et le développement autoroutier.
Sans grande surprise, Dominique Voynet arrive en tête de ce classement avec une "note" de 17,5 (un point de plus qu’en février).
L’Alliance pour la planète précise : « Il fut un temps où la prise de conscience écologique était l’objectif premier des combats écologiques. Ce temps est révolu.
Ce monde a rarement évolué aussi vite que ces dernières années. Des comptes à rebours sont lancés. Si le danger d’un réchauffement climatique est le premier d’entre eux, il est loin d’être le seul. La perte d’une partie de notre patrimoine écologique, l’exploitation exponentielle des ressources ou les disparités mondiales sont autant de bombes à retardement pour notre environnement et nos modes de vies.
Agir pour la Planète ne suffit pas. Il faut aujourd’hui des actions précises.
Cette réalité a amené les principales ONG françaises à franchir un cap : celui de leur implication dans le paysage politique. Si elles restent indépendantes des partis politiques, elles jugeront dorénavant chacun d’entre eux en fonction d’actes précis.
L’alliance pour la planète a défini 24 mesures essentielles, 24 mesures dont l’application par le prochain gouvernement permettra de commencer à renverser le cours de la réalité. »
Les 24 mesures essentielles sont réparties en quatre thèmes : ’climat : urgence’, ’stopper les destructions’, ’produire sans nuire’, et ’solidaire, responsable et citoyen’. Parmi les 24 propositions : lancer un plan national pour l’isolation de 400.000 logements anciens par an ; affecter 5 milliards d’euros aux transports en commun urbains ; établir des moratoires sur les OGM, la construction d’autoroutes et d’incinérateurs d’ordures ménagères (UIOM) ; suspendre le projet de nouveau réacteur nucléaire EPR ; mettre fin aux subventions agricoles appauvrissant les pays du Sud…
Sur le même sujet, on pourra se référer au dossier d’Actu Environnement, qui détaille, sur le thème de l’environnement, les propositions des douze candidats.
[1] L’alliance pour la planète (voir notre précédent article) regroupe les principales associations et acteurs de la société civile (70 ONG) qui ont décidé de s’allier pour augmenter leur efficacité et construire un véritable pouvoir dans le domaine de l’environnement, en vue de proposer une vision novatrice et des actions collectives et coordonnées.