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L’actualité des OGM, c’est d’abord la confirmation de la condamnation des dirigeants d’une filiale de Monsanto.
Comme le rappelle France Nature Environnement « Par jugement du 13 décembre 2006, le Tribunal correctionnel de Carcassonne a condamné Messieurs Serge REYMOND et Jean-Bernard BONASTRE, les dirigeants de la société ASGROW, une filiale de la société MONSANTO, à 15 000 euros d’amende, pour mise sur de marché d’OGM non autorisés.
En effet, un contrôle réalisé le 13 avril 2000 par la DGCCRF avait révélé la présence d’OGM non autorisés dans des sacs de semences importés par la société ASGROW. L’enquête menée par la suite avait permis de prouver que les dirigeants de la société connaissaient depuis au moins décembre 1999 la présence d’OGM dans les produits commercialisés. »
Ce jugement de 2006, vient d’être confirmé par la cour d’appel de Montpellier qui, outre les amendes de 5.000 euros pour l’un et 10.000 euros pour l’autre, a maintenu la condamnation à des dommages et intérêts prononcée en première instance, soit 8.000 euros à l’organisation écologiste France Nature Environnement et 4.000 euros à la Confédération paysanne ainsi qu’à l’UFC-Que Choisir.
L’actualité des OGM ce n’est pas seulement le passé, c’est aussi la prospective, avec des échéances au niveau français, mais aussi européen.
Libération du 10/11/07 donne les indications sur le calendrier français : « Nathalie Kosciusko-Morizet a confirmé vendredi que la clause de sauvegarde pour le maïs Monsanto 810 serait déposée dans les deux semaines, ce qui signifie que la vente de ces semences sera interdite en France cet hiver. Par ailleurs, le projet de loi sur les biotechnologies sera examiné par le conseil d’Etat le 15 décembre, si bien que le texte sera discuté à l’Assemblée dès le 8 janvier, à la reprise des débats parlementaires. La session devant être suspendue début février pour cause de municipales, la seconde lecture du texte pourrait être reportée au printemps… Pile pendant les semis. »
Au niveau européen, les jeux ne sont pas faits. Alors que la Commission Européenne pourrait demander à l’Autriche de lever son moratoire, le commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas, envisagerait de refuser l’autorisation de cultiver deux maïs génétiquement modifiés (source).
Cette prise de position, inattendue, du commissaire européen, suscite de l’espoir chez tous ceux qui s’inquiètent des conséquences qu’aurait la propagation des OGM sur la santé, la bio-diversité et l’organisation sociale.
Greenpeace a lancé une campagne de soutien, sous la forme d’une pétition adressée à Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas (environnement), Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports).