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C’est ce qui l’a amené à participer activement, depuis des années, aux campagnes d’alerte lancées au sujet des OGM.
| Avec beaucoup de sens pédagogique, Christian Vélot a donné de nombreuses conférences, mettant le projecteur sur les concepts et les pratiques en matière de génie génétique, pointant notamment la différence entre les manipulations en milieu confiné et les autres ou encore entre le fait de manipuler pour produire un composant (un médicament, la plupart du temps) et le fait de manipuler pour produire un "être" (une plante, le plus souvent). Voir, par exemple, cette conférence extraite d’un DVD (vendu au profit des faucheurs volontaires). | |
Très impliqué dans le débat OGM, le chercheur avait poussé un coup de gueule (dont nous nous étions fait l’écho) sur la manière dont celui-ci était conduit au Sénat.
Il est difficile de ne pas penser que les difficultés qu’il rencontre actuellement quant à son devenir professionnel soient sans rapport avec cet engagement.
En effet, Christian Vélot a récemment été informé par la direction de l’Institut qui l’emploie que son équipe et lui-même ne feraient plus partie de l’institut à compter de 2010, début de prochain contrat quadriennal [1].
Voilà qui contrarie fortement le chercheur selon qui « cette décision a été prise de façon arbitraire, indépendamment de toute évaluation scientifique et sans aucune consultation du conseil scientifique et du conseil d’institut. »
Mais ses soucis ne se limitent pas à l’horizon 2010. Depuis plusieurs mois, la pression augmente : « confiscation de crédits qui nous privent de moyens de fonctionnement à partir de 2008, privation d’étudiants stagiaires, menace de déménagement forcé dans d’autres locaux, etc... » énumère Christian Vélot dans un courrier envoyé aux personnes qui lui ont manifesté leur soutien.
Un médiateur a été sollicité, qui semble penser que la fin du contrat en 2010 est inévitable mais que d’ici là le chercheur et son équipe devraient pouvoir travailler normalement.
Gilles Lemaire menacé de saisie immobilière, Christian Vélot menacé de mise sur la touche, il ne fait décidément pas bon lancer des alertes qui contrarient les multi-nationales de l’agro-business.
[1] La recherche publique fonctionnant sur des contrats de 4 ans.