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La mission présidée par un membre de l’UMP, Bruno Sido, a désigné trois rapporteurs représentant les autres grandes familles politiques du Sénat, le socialiste Jean-Marc Pastor, le centriste Marcel Deneux et le communiste Michel Billout.
Leur rapport (disponible en une longue page sur le site du Sénat) est le reflet de leur conviction commune que la nécessité d’un approvisionnement en électricité sûr « nécessite une forte maîtrise publique et impose une régulation, y compris au niveau communautaire ». Dans cette perspective, ils avancent 40 propositions visant à
produire l’électricité dans l’Europe et la France ont besoin
l’acheminer aux consommateurs de façon fiable
maîtriser la consommation d’électricité
On le voit déjà par l’ordre choisi des priorités, le projet des quatre rapporteurs n’est pas de bouleverser les habitudes : il faut produire et transporter plus d’électricité et, dans ce but, « maintenir l’option nucléaire ouverte en France et assurer les conditions du remplacement du parc actuel par les technologies nucléaires les plus avancées. »
Les propositions d’économie d’énergie de la partie 3 font un peu pâle figure et la plus hardie (« Encourager l’écoconditionnalité des aides aux entreprises. ») n’est pas du tout détaillée dans le rapport lui-même.
Malgré ce parti-pris des auteurs de ne pas bouleverser grand chose en matière de production et d’approvisionnement électrique, il n’en reste pas moins vrai que leur rapport, fondé sur une trentaine d’entretiens (.pdf de 2.6 Mo), fournit aux personnes intéressées de nombreux éléments d’information et d’appréciation.
C’est particulièrement vrai de l’état des lieux, avec, notamment, son tableau récapitulatif production / consommation par régions (qui montre en particulier la situation très déficitaire de la Bretagne, dont nous avions déjà parlé). Mais c’est vrai aussi de bien d’autres chapitres de ce rapport.